Madagascar est un pays profondément agricole et rural. 75 % de la population vit en milieu rural. L’agriculture reste de loin le premier secteur économique et la première source de devises.

Le pays est également l’un des moins riches au monde. La plupart des gens défavorisés vivent à la campagne et leur survie dépend de l’agriculture.

 

Il paraît donc évident que la pauvreté dans ces zones est liée aux faibles performances de l’agriculture au cours des dernières décennies. La relation entre pauvreté et productivité de l’agriculture joue dans les deux sens.

 

L’intensification agricole est faible, la tendance est à l’extensification pour satisfaire les besoins alimentaires d’une population qui croît très vite (2,8 % de croissance par an). Ce phénomène contribue à la destruction des ressources naturelles du pays.

 

La dégradation de la fertilité des sols de bas-fonds est aggravée par la déforestation et les cultures sur brûlis. Dans le sud ouest malgache la situation est encore plus inquiétante avec des sécheresses plus fréquentes, plus longues et des sols sableux encore moins fertiles. 

Depuis six ans, le taux de malnutrition ne cesse d’augmenter.

Chaque année, quelques 200 à 300 000 hectares de forêts disparaissent. Ce processus s'est récemment intensifié, tout particulièrement dans le sud et le sud-ouest de l'île.

 

Cette déforestation à Madagascar s’explique par trois activités : la culture sur brûlis, l’exploitation forestière, la production de bois combustible et de charbon de bois pour les usages domestiques. Dans le sud et le sud-ouest de l’île, la culture du maïs sur abattis-brûlis est la cause principale de la régression de la forêt.

 

Une ferme maraîchère en permaculture. Nous rassemblerons les meilleures techniques qui ont été réalisées dans le monde. Nous partirons sur des cultures en bandes, jamais piétinées pour laisser les sols légers, aérés, non compactés. Nous ne labourerons plus le sol pour garder toute la vie microbienne, l’humidité et la température du sol enterré. Nous amenderons régulièrement le sol car pour nourrir les plantes il faut nourrir le sol. Le sol sera couvert toute l’année pour éviter son érosion et garder des températures plus basses. 

Nous planterons très serré pour limiter les désherbages, tout en associant les cultures entre elles pour limiter les maladies, pour améliorer la symbiose entre variétés en associant les plantes racinaires, les plantes courantes, les plantes aériennes. Bien sûr une rotation des cultures sera la norme. 

Pour l’eau qui manque cruellement dans cette région deux axes seront privilégiés :

  • la récupération des eaux pluviales (en prenant exemple sur des pays comme la Burkina Faso, le Niger) 

  • la désalinisation de l’eau de mer. Bien sûr toujours dans un esprit d’économie frugale, c’est-à-dire à moindre coût

​​

Une forêt comestible, pour limiter les maladies des monocultures des vergers classiques, pour reproduire les forêts naturelles qui s’auto suffisent en utilisant tous les étages d’une forêt.

Personne ne fertilise ou n’irrigue une forêt. La forêt est autonome. 

 

« Si vous êtes capable de recréer une forêt nourricière alors votre principal effort sera d’en récolter les fruits », Robert Hart.

 

Là encore, la symbiose des espèces et la reproduction du monde vivant, comme des forêts naturelles, permettront de stopper l’érosion des sols, de les refertiliser, de réduire la température au sol, d’augmenter son humidité et de ce fait de limiter son arrosage.

Reforester pour stopper l'érosion du sol sans cesse plus importante. Pour limiter les dégâts des inondations en rendant les sols plus perméables, pour rafraichir la température de la zone. 

 

Pour un maximum de réussite nous utiliserons un compost que nous ferons nous même. Une équipe de salariés suivra régulièrement les plants en termes d’arrosage, de désherbage et de protection pour obtenir les meilleurs taux de plantation.

 

Notre but est d’accroître les revenus de la terre : seuls moyens de stopper cette déforestation.

 

Notre projet s'inspirera de l’exploitation agricole la plus rentable du Canada, La Grelinette ainsi que de la ferme du bec Hellouin la plus en pointe en France dans la permaculture. Nous implanterons une petite ferme au cœur d’un hectare et demi pour réaliser 10 jardins de surface identique, afin de procéder chaque année à des rotations de culture. Chaque jardin aura un nombre de bandes et des dimensions identiques afin que ces dernières ne soient jamais piétiner.

Notre premier but étant de nous nourrir puis de nourrir les enfants de l' école.

 

Pour la reforestation, nous nous inspirons de la « gaviotas » de Paolo Lugari qui a reforesté plus de 8 000 hectares de forêts. Nous prendrons conseil auprès des associations du Bénin et du Burkina Faso qui ont des techniques pour lutter contre l’érosion des sols, la pauvreté des sols, le manque d’eau. Comme Yacouba Sawadogo qui stoppe le désert en replantant à lui seul 25 hectares, nous pensons pouvoir réussir cette transformation.

 

Nous recruterons une équipe pérenne, que nous sensibiliserons aux nécessités de ces techniques afin qu’ils s’approprient le projet. Nous leur donnerons les informations et les formations nécessaires sur ces pratiques nouvelles pour eux tout en tenant compte des spécificités propres à Madagascar.

 

© 2017 by manaomanga

Proudly created with Wix.com

  • Facebook Social Icon
  • Instagram Social Icon
  • Icône sociale YouTube
Suivez nous !